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Nouvelles créations

 

  

    1- Rubrique Paysages à l´aquarelle :

    a) Une barque sur les bords du lac du Bourget

    b)Coucher de soleil sur l´Estran en Bretagne

    c) Reflets d´eau à marée basse

    d)Un chemin en été

    e) Paysage du 26 avril 2008

    f) Un arbre au bord de l´étang

    g) Un petit coin idyllique pour rêvasser

 


Posté le 25/04/2008 | 93 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Histoire de la rose

 

Les roses ont une longue histoire. Dans toute l'Europe, les mots employés pour nommer la rose sont dérivés du latin rosa.
Si l'on remonte plus loin, le nom latin vient du mot grec rhodon signifiant "rouge" et du mot perse vareda. La plus ancienne des espèces existantes, R. gallica, était en effet une rose rouge. Les premières espèces originelles introduites en Europe le furent plus pour leurs essences que pour des raisons décoratives, aussi ont-elles un arôme riche, délicieux et sucré.
Dans la littérature classique japonaise, une rose rouge de forme plate est déjà mentionnée dans Le Dit du Genji. Probablement importée de Chine, cette sorte de rose (appelée Koshin) semble avoir été très en vogue chez les aristocrates japonais et fut cultivée pour décorer le palais royal.
Bien qu'elles aient rempli des fonctions différentes, les roses furent autant appréciées par les peuples d'Orient que d'Occident, et cela depuis les temps les plus reculés.

On a découvert des empreintes de feuilles de roses sur des fossiles des montagnes rocheuses du Colorado, datant du paléolithique.
La rose, probablement originaire d'Asie, apparaît comme motif artistique vers 3 000 avant J.-C. Dans des documents asiatiques et n'a, semble-t-il, été introduite en Europe que plus tard.
Bien qu'Homère chante "Le parfum des roses" et "L'aurore aux doigts de rose" en 800 avant J.-C., la fleur elle-même n'est pas encore mentionnée dans ses écrits.
On pense que l'Europe a d'abord découvert l'huile parfumée à la rose (l'essence de rose) et que cet arôme séduisant a finalement ouvert la voie à la culture de la fleur elle-même.

La « fresque à l'oiseau bleu » découverte en 1900 dans les vestiges du palais de Cnossos en Crète, construit vers l'an 2000 avant Jésus-Christ, représente des rosiers fleuris. C'est la première représentation connue de roses peintes. On ne sait s'il s'agit de roses sauvages ou cultivées, ni à quelle espèce les attribuer, d'autant plus que la fresque a été restaurée et toutes les roses repeintes avec six pétales de couleur jaune. Une seule, à cinq pétales rose doré, au centre orange, semble être originale.

Le botaniste C.C. Hurst l'avait identifiée à Rosa richardii, la rose sainte d'Abyssinie. Les pièces de monnaie portant une rose gravée les plus anciennes ont été trouvées à Rhodos et datent de 500 avant Jésus-christ environ. Le nom de cette île serait celui de la Nymphe Rhodé, épouse d'Hélios, et dont le symbole était la rose.

Dans l´Iliade écrit vers 1200 av. J.-C., Homère décrit le bouclier d'Achille décoré de roses.

Une broderie de roses 'Persan Yellow' du XVII ème siècle a été retrouvée à Ispahan. Et les roses n'ont jamais cessé d'être un motif décoratif des tapisseries, broderies et tissages au Moyen-Orient comme en Europe.

L'art du vitrail avec les rosaces, ouverture circulaire ornée de vitraux dans les églises, roses sublimées par la foi et l'habileté des maîtres verriers.

En peinture, la rose est présente dans de nombreux tableaux liés à la Vierge, mais aussi à l'amour. Ainsi la Naissance de Vénus, de Sandro Botticelli nous montre un ciel où roses et pétales flottent au vent. On retrouve la rose dans les natures mortes des peintres flamands et hollandais du XVIIe siècle, avec de somptueuses compositions florales, ainsi que chez les impressionnistes.

Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) compose de 1817 à 1824 son ouvrage en trois volumes Les roses, planches en  eau-forte en pointillé coloriée dont le texte est rédigé par le rosiériste Claude-Antoine Thory. Ces aquarelles sont exécutées d'après la collection de la Malmaison de l'impératrice Joséphine et publiées entre 1817 et 1824.

C'est un motif décoratif constant des faïences qui présentent très fréquemment dès le XVIIe siècle en motif central des assiettes et des plats une rose ou un bouquet à la rose, monochrome ou polychrome. porcelaines.


Posté le 02/03/2008 | 74 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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Posté le 23/02/2008 | 75 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les fleurs dans l´art

           

   C´est en Asie, et plus précisément en Chine, que sont produits, au Xe siècle, les premiers paysages garnis de fleurs, figurées avec une précision et un réalisme saisissants. Depuis cutte époque, les fleurs et les plantes n´ont cessé d´être pour les artistes de l´Extrême-Orient, l´une des principales sources d´inspiration  esthétique. Parmi les grands maîtres du genre, citons le «peintre des fleurs», Yun Shoupin (1633-1690). iris, lotus, fleurs de pêcher et de prunier, tantôt monochromes, tantôt à l´entre rehaussée de couleurs tendres… Ses représentations de fleurs présentent des surfaces colorées se chevauchant, des tons dégradés se mêlant subtilement, créant des effets de volume très réalistes.

   Toutes illustrent l´attention portée par l´artiste au détail et au rendu naturel . Yun Shoupin disait : « Je crois que c´est seulement en poussant la représentation réaliste jusqu´à ses ultimes limites que l´on peut transmettre l´essence d´une fleur.»

 

En Europe, au temps de la Renaissance

   Avec la Renaissance italienne et l´essor de la tradition naturaliste propre aux écoles des Flandres et du Nord, la peinture des fleurs devient presque un genre à part entière. Les fleurs sont désormais répertoriées, étiquetées et soigneusement examinées.  On les contemple pour elles-mêmes, individuellement dans leur complexité et leur beauté. Au XVe siècle, les peintres introduisent, dans leurs tableaux religieux, des motifs de bouquets dont le rendu est d´une étonnante vérité. Sur les marges des livres enluminés, apparaissent des pâquerettes, violettes, pensées et roses animées d´un même soucis de naturalisme. Ce sont de vraies corolles figurées avec force détails telles qu´elles ont été cueillies et examinées. Parmi les artistes les plus virtuoses dans ces études de fleurs, citons les frères Van Eyck, Jean Fouquet et Albrecht Dürer qui ont signé d´authentiques représentations de fleurs qui témoignent de réels progrès du naturalisme pictural. Au XVIe siècle, les botanistes et leurs illustrateurs emboîtent le pas aux avancées des peintres ; quantité de nouveaux traités voient le jour.

Les bouquets des peintres hollandais

Au XVIIe siècle, l´art du bouquet déployant de nombreuses corolles exotiques et coûteuses, connaît un essor sans précédent. Cette effervescence autour des fleurs exotiques encourage la production de tableaux représentant des bouquets. On raconte d´ailleurs que les premiers tableaux floraux auraient été inventés à Anvers pour une amatrice de tulipes qui aurait commandé à Jan Bruegel (1568-1625) des essences de fleurs qu´elle ne pouvait s´offrir.

Le XVIIe siècle est dominé par les grands maîtres des écoles du Nord tel Jan Bruegel, passionné par le langage symbolique des fleurs, et le Hollandais Ambrosius Bosschaert qui place ses bouquets dans des niches sur fond de paysage. Tous ces artistes de talent ont un point commun : le fait de n´avoir jamais vu les bouquets de fleurs lumineux qu´ils peignent ; car ceux-ci sont le fruit de leur imagination, des arrangements invraisemblables éclairés par d´irréels jeux de lumière.

L´âge d´or des dessins botaniques

  Au XVIIIe siècle, la nature morte et les tableaux de fleurs acquièrent une identité propre en tant que genre artistique. En Hollande, Jan Van Huysum se distingue par ses compositions florales éclairées par un arrière-plan lumineux. La production française est dominée par l´œuvre de Jean-Baptiste-Siméon Chardin qui balaie tous les poncifs pour proposer des tableaux représentant un monde réel.

  Le XVIII e siècle est aussi l´âge d´or des dessins botaniques suscités par la mode des collections horticoles et la multiplication des jardins botaniques tant publics que privés.

 

Du XIXe à l´oree du XXe siècle

  A partir du XIXe siècle, la peinture des fleurs est pratiquée par tous les artistes, avec plus ou moins de constance. Cézanne, Gauguin puis les impressionnistes, notamment, ne dédaignent pas la réaliser : Bazille, Caillebotte, Morisot, Monet, Renoir, Vincent Van Gogh … Ce dernier a livré une œuvre particulièrement expressive où les fleurs participent à un élan plus que naturel. Son intérêt pour les compositions florales lui a été inspiré par son étude, dès les années 1886, des tableaux de fleurs déjà reiches en matière de Monticelli.

Claude Monet, avec sa série des Nymphéas, utilise lui aussi le thème des fleurs pour expérimenter de nouveaux modes d´expression, où le sujet disparaît devant la lumière, l´émotion, l´atmosphère qu´il dégage.

 

 

 

 


Posté le 06/02/2008 | 85 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Poésie De Henri Michaux

« Les choses sont une façade, une croûte. Dieu seul est. Mais dans les livres, il y a quelque chose de divin.
Le monde est mystère, les choses évidentes sont mystère, les pierres et les végétaux. Mais dans les livres peut-être y a-t-il une explication, une clef.
Les choses sont dures, la matière, les gens, les gens sont durs, et inamovibles.
Le livre est souple, il est dégagé. Il n'est pas une croûte. Il émane. Le plus sale, le plus épais émane. Il est pur. Il est d'âme. Il est divin. De plus il s'abandonne ».
« ... Dans les livres, il cherche la révélation. Il les parcourt en flèche. Tout à coup, grand bonheur, une phrase ....un incident... un je ne sais quoi, il y a là quelque chose... Alors il se met à léviter vers ce quelque chose avec le plus qu'il peut de lui-même, parfois s'y accole d'un coup comme le fer à l'aimant. Il y appelle ses autres notions « venez, venez ». Il est là quelque temps dans les tourbillons et les serpentins et dans une clarté, qui dit

« c'est là ». Après quelque intervalle, toutefois, par morceaux, petit à petit, le voilà qui se détache, retombe un peu, beaucoup, mais jamais si bas que là où il était précédemment. Il a gagné quelque chose. Il s'est fait un peu supérieur à  lui-même.
Il a toujours pensé qu'une idée de plus n'est pas une addition. Non, un désordre ivre, une perte de sang-froid, une fusée, ensuite une ascension générale.
Les livres lui ont donné quelques révélations. En voici une : Les atomes. Les atomes, petits dieux. Le monde n'est pas une façade, une apparence. II est : Ils sont., Ils sont, les innombrables petits dieux, ils rayonnent. Mouvement infini, infiniment prolongé. »

Henri Michaux
Plume précédé de Lointain intérieur

 

 

Je suis tellement faible (je l'étais surtout), que si je pouvais coïncider d'esprit avec qui que ce soit, je serais immédiatement subjugué et avalé par lui et entièrement sous sa dépendance ; mais j'y ai l'œil, attentif, acharné plutôt à être toujours bien exclusivement moi.
Grâce à cette discipline, j'ai maintenant des chances de plus en plus grandes de ne jamais coïncider avec quelqu'esprit que ce soit et de pouvoir circuler librement en ce monde.
Mieux ! M'étant à tel point fortifié, je lancerais bien un défi au plus puissant des hommes. Que me ferait sa volonté ? Je suis devenu si aigu et circonstancié, que, m'ayant en face de lui, il n'arriverait pas à me trouver.

              H. Michaux, extrait  "Lointain Intérieur"

                              ----------------------------------

     Et circulant dans mon corps maudit, j'arriverai dans une region où les parties de moi étaient fort rares et où pour vivre, il fallait être saint. Mais moi, qui autrefois avais tellement aspiré à la sainteté, maintenant que la maladie m'y acculait, je me débattais et je me débats encore, et il est évident que comme ça je ne vivrai pas.
J'en aurais eu la possibilité, bien ! Mais y être acculé, ça m'est insupportable."

Un Barbare en Chine (extrait)

                                           .............

                           

fluide, fertile
double du double
double de tout redoublement

pétales ouverts
pétales sans fin, parfumés du parfum de l'indicible
la fleur du perpétuel

  .............

 

" Dans l'étroite salle

qui cesse d'être étroite

calme vient à notre rencontre

un calme de bienvenue

composé d'allonges, d'allonges

abandons non dénombrés

Emplacement n'est plus ici

n'est plus là

on a cessé d'en avoir, d'en vouloir

Du cotonneux en tous sens

vacillant, indéterminé

sur le passé qui sombre

Tourments, tournants dépassés

un corps pourtant non disparu a coulé

Lieux quittés

Temps du calme continu

Parfait

non modulé.

Temps dans lequel on ne sera plus déconcerté

divisé,

dans lequel rien n'interpelle,

où ne débouche phénomène aucun

Plus de rencontre

Monde sans gradins

ou aux milliers d'imperceptibles gradins

accidents indistinctement coulissant dans de similaires accidents

Egalisation

enfin trouvée

enfin arrivée

qui ne sera plus interceptée.

On y vogue.

Jubilation à l'infini de la disparition des disparités. "

 


 

 

 


Posté le 31/01/2008 | 112 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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